Alto, cello, violon : pièges à sons…

L'itinéraire d'un luthier peu ordinaire

Alto, cello, violon : pièges à sons… - L'itinéraire d'un luthier peu ordinaire

Comment nettoyer son violon ?

Ne soyez pas seau !

Ne soyez pas seau !

L’alcool ? NON !

L’eau ferrugineuse ? NON PLUS !

 

Cela fait maintenant plusieurs semaines, ou plus, que vous jouez de votre nouveau violon.

 

Quand vous l’avez eu en main la première fois, il sortait de chez le luthier, tout beau, tout propre, tout brillant. Peut-être même un peu trop brillant à votre goût, d’ailleurs.

Seulement, à force de jouer, de le toucher, de laisser la colophane de l’archet se déposer sur la table, le voilà tout terne et pour tout dire, sale !

Bien sûr, votre luthier vous a bien précisé qu’il fallait l’essuyer après chaque utilisation avec un chiffon doux et sec, type « peau de chamois » (synthétique évidemment, laissons ces pauvres chamois tranquilles !), mais vous ne l’avez pas fait !

Je ne suis pas ici pour vous sermonner, mais là, il faut vraiment que vous fassiez quelque chose !

Une idée vous traverse alors l’esprit :

 » et si je me servais d’alcool à brûler ? ou même de produit détergent ? ou encore de l’eau ? »

Comme vous êtes quelqu’un de raisonnable, vous renoncez à ce projet et allez voir votre luthier. Qui vous félicite ! Vous avez pris la bonne décision et évité la catastrophe !

Sachez que l’alcool en plus d’être un solvant pour la saleté, l’est aussi pour le vernis lui-même. Autrement dit : un décapant !
Quant aux autres produits, ils n’auraient fait qu’encrasser davantage l’instrument !

Votre luthier va alors se servir d’un produit appelé « popote », contenant des solvants, des abrasifs et des lubrifiants, mais en proportions calculées, et avec un coup de main, va permettre d’enlever la saleté, et de faire briller le vernis sans l’arracher.

Vous pouvez, à nouveau, admirer votre violon et prendre plaisir à jouer !

L. Zakowsy

 

Catégorie : pratique
  • Merlotte a dit :

    Pour nettoyer mon beau violon :
    Je bois une Vodka ( et j’ai joué du Russe avant), je crache dessus et je frotte avec ma manche. Je bois du Whisky (et j’ai joué du folk) et je re-frotte avec ma manche. Je bois de la bière et du schnaps (j’ai joué du Teuton), j’y crache encore et j’frotte, fautqu’ça brille. Le gazeux, j’aurais peut etre pas du, j’me sens ramollie, bizarre. Je bois donc du Cognac et j’me cogne un p’tit français façon Charpentier, y a pas trop de notes par mesure et ça se répète- et on peut sauter des lignes (pas exprès) sans douleur. Chui trop crevée, j’vais me coucher. En me penchant sur le canapé, je tombe et j’écrase mon violon. Le lendemain j’ai mal au crane et j’apporte mon violon à Laurent Zakowski.

  • Aline MAILLARD a dit :

    Où l’on voit que la lutherie ne concerne pas seulement le domaine de la magie mais aussi l’écologie et la protection des animaux, les chamois en particulier.

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