Alto, cello, violon : pièges à sons…

L'itinéraire d'un luthier peu ordinaire

Alto, cello, violon : pièges à sons… - L'itinéraire d'un luthier peu ordinaire

Violon chinois or not violon chinois ?

Dans une usine de Ganzhou, en juin 2010. REUTERS/Bobby Yip

Dans une usine de Ganzhou, en juin 2010. REUTERS/Bobby Yip

Imaginons : 1960, vous êtes parent d’élève.
Vous avez un enfant qui veut étudier le violon. Vous avez même, peut-être, d’autres enfants, qui, eux, veulent se mettre à la flûte, ou au trombone, ou au foot…

Et vous ne roulez pas sur l’or !

Et, entre l’achat du violon, du trombone, de la tenue de sport, il faudra que vous choisissiez, tout coûte cher et peut-être que vos enfants ne feront ni musique, ni sport. Quelle tristesse…

 

Revenons au présent : 2014, vous êtes toujours parents d’élèves.
Vous devez acheter un violon à votre enfant.

Joie : celui-ci est à un prix très abordable !

Et, en plus, il n’est pas mal du tout : solide, joli, bien réglé, un son agréable…

L’argent n’est donc plus un frein à l’éducation et à l’accès à la culture ! C’est le bonheur, c’est la démocratie !

 

Juste un petit bémol : ce violon est chinois. C’est à dire que, comme tous les produits chinois distribués actuellement, son prix s’explique essentiellement par les conditions de travail et de salaire en Chine, pas vraiment démocratiques. Sans parler de l’approche écologique…

 

J’ai moi-même des enfants, ne roule pas sur l’or et dois aussi faire des choix. Et je ne sais pas quoi vous dire…

Pas toujours facile…

 

Catégorie : économique

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